L'Attaque du Yémen par l'Arabie Saoudite provoque des Tensions qui Risquent de Bloquer le Pétrole et les Marchandises qui passent par la Mer Rouge !
•• En mer Rouge, nous assistons à une escalade majeure du conflit non déclaré entre Ansar Allah et l'Arabie saoudite, qui pourrait potentiellement dégénérer en guerre contre l'Iran.
Au moment où j'écris ces lignes, les Houthis ont riposté à une attaque saoudienne contre le port d'Hodeïda, qu'ils contrôlent.
Revenons donc sur les événements de cette semaine.
Le mercredi 22 juillet, le porte-parole militaire houthi, Yahya Saree, a revendiqué l'attaque contre deux pétroliers saoudiens, l'Encelia et le Layla, alors qu'ils traversaient la mer Rouge, à l'aide de drones et de missiles.
Il a affirmé que les navires avaient violé le blocus maritime imposé par les Houthis.
L'agence de presse saoudienne (SPA), citant un responsable des autorités de transport, a confirmé l'impact sur l'Encelia et a signalé un incendie à l'avant, l'équipage étant sain et sauf. L'UKMTO a enregistré le témoignage d'un capitaine indiquant que son pétrolier avait été touché par un projectile non identifié et que l'équipage luttait contre un incendie à bord.
L'impact sur l'Encelia a donc été confirmé par l'État du pavillon ; l'impact sur le Layla reste, pour l'instant, une revendication exclusive des Houthis – la SPA n'a fait aucun commentaire à ce sujet.
•• Suite à l'attaque contre l'Encelia (mercredi) et à une autre attaque, vendredi, contre le NCC MASA, navire saoudien (dommages mineurs à la coque, qui a poursuivi sa route vers son port de destination selon l'agence de presse saoudienne SPA), la coalition dirigée par l'Arabie saoudite a riposté vendredi 24 juillet en fin de journée à Hodeïda, contrôlée par les Houthis.
Al-Maliki a qualifié cette riposte de "réponse militaire proportionnée à des cibles militaires légitimes" – des installations utilisées pour menacer la marine marchande – et a affirmé explicitement que le port lui-même n'avait pas été touché et resterait ouvert.
Les Houthis contestent cette version : Al Masirah a rapporté que les frappes avaient touché des installations de télécommunications de l'État dans la ville d'Hodeïda et sur l'île de Kamaran (faisant une blessée) ; Reuters a fait état d'explosions dans la zone portuaire.
Le ministère des Affaires étrangères houthi a averti que Riyad avait ainsi fait du principe "d'escalade constante" la caractéristique déterminante de la phase à venir et que l'attaque "s'avérerait coûteuse".


















