Nos muscles, pendant les Activités Physiques, Détournent littéralement l’Énergie destinée aux Cellules Cancéreuses, les Condamnant à Mourir de Faim !

Il existe un moyen simple d’affamer les tumeurs cancéreuses, et il est sûrement à votre portée !
par Brice Louvet
On sait depuis longtemps que l’activité physique diminue les risques de développer un cancer, mais le mécanisme précis restait mystérieux.
Une équipe de Yale vient de lever le voile sur ce qui se passe réellement dans notre organisme lorsque nous transpirons : nos muscles détournent littéralement l’énergie destinée aux cellules cancéreuses, les condamnant à mourir de faim.
Cette découverte pourrait transformer notre compréhension de la prévention et du traitement du cancer.
•• Une intuition confirmée par la science !
Les statistiques épidémiologiques établissent depuis des années une corrélation claire entre exercice régulier et diminution du risque de cancer.
Les statistiques épidémiologiques établissent depuis des années une corrélation claire entre exercice régulier et diminution du risque de cancer.
Pourtant, cette relation demeurait largement incomprise au niveau moléculaire.
S’agissait-il d’un simple effet secondaire d’un meilleur système immunitaire ?
D’une régulation hormonale plus équilibrée ?
D’une réduction de l’inflammation chronique ?
L’équipe menée par Brooks Leitner à l’université de Yale a adopté une approche directe pour résoudre cette énigme.
L’équipe menée par Brooks Leitner à l’université de Yale a adopté une approche directe pour résoudre cette énigme.
Plutôt que de se contenter d’observations statistiques, les chercheurs ont utilisé des traceurs moléculaires sophistiqués pour suivre en temps réel le parcours du glucose dans l’organisme de souris atteintes de cancer du sein ou de mélanome.
•• La guerre métabolique invisible !
Le protocole expérimental reposait sur une comparaison minutieuse entre différents groupes de rongeurs.
Le protocole expérimental reposait sur une comparaison minutieuse entre différents groupes de rongeurs.
Certains suivaient un régime riche en graisses tout en restant sédentaires, tandis que d’autres bénéficiaient d’un accès libre à une roue d’exercice.
Les résultats ont dépassé toutes les attentes.
Après quatre semaines d’activité physique volontaire, les souris obèses présentaient des tumeurs réduites de près de 60% comparativement à leurs congénères inactives.
Après quatre semaines d’activité physique volontaire, les souris obèses présentaient des tumeurs réduites de près de 60% comparativement à leurs congénères inactives.
Cette différence spectaculaire ne pouvait s’expliquer par le hasard.
En analysant le métabolisme cellulaire, les scientifiques ont identifié le coupable : une redistribution massive du glucose dans l’organisme.
Lorsqu’un muscle se contracte régulièrement, il développe un appétit vorace pour le glucose, principale source d’énergie cellulaire.
Lorsqu’un muscle se contracte régulièrement, il développe un appétit vorace pour le glucose, principale source d’énergie cellulaire.
Cette demande accrue crée une compétition féroce avec les cellules tumorales, elles aussi grandes consommatrices de sucre pour alimenter leur prolifération anarchique.
Dans cette bataille métabolique, les muscles entraînés remportent la victoire, captant le glucose avant qu’il n’atteigne les tumeurs.

•• Des gènes qui basculent !
L’analyse génétique a révélé l’ampleur des transformations induites par l’exercice.

•• Des gènes qui basculent !
L’analyse génétique a révélé l’ampleur des transformations induites par l’exercice.
Pas moins de 417 gènes liés au métabolisme s’exprimaient différemment chez les animaux actifs par rapport aux sédentaires, même lorsque ces derniers maintenaient un poids normal.
Ces modifications génétiques orchestraient une réorganisation complète des flux énergétiques.
Parmi les acteurs moléculaires affectés, la protéine mTOR occupe une place centrale.
Parmi les acteurs moléculaires affectés, la protéine mTOR occupe une place centrale.
Cette molécule régule la croissance cellulaire et la synthèse des protéines.
Son expression diminuait drastiquement dans les tumeurs des souris sportives, plongeant les cellules cancéreuses dans un état de stress métabolique intense.
Privées de glucose et incapables d’activer leurs mécanismes de croissance, elles entraient en mode survie, freinant considérablement leur expansion.
•• L’exercice comme bouclier préventif !
Une observation particulièrement intrigante concerne le timing de l’activité physique.
•• L’exercice comme bouclier préventif !
Une observation particulièrement intrigante concerne le timing de l’activité physique.
Les souris qui avaient couru pendant deux semaines avant même l’implantation des tumeurs développaient également des cancers plus petits que les témoins sédentaires.
Ce résultat suggère que l’exercice ne se contente pas de combattre les tumeurs existantes, mais prépare également le terrain métabolique pour les rendre moins hospitalières aux cellules malignes.
Cette dimension préventive ouvre des perspectives fascinantes.
Cette dimension préventive ouvre des perspectives fascinantes.
Si le même mécanisme opère chez l’humain, maintenir une activité physique régulière pourrait constituer une forme de prévention active, modelant notre environnement métabolique interne de manière à décourager l’établissement de foyers cancéreux.
•• De la souris à l’humain !
Comme toute recherche fondamentale, cette étude comporte des limites évidentes.
Comme toute recherche fondamentale, cette étude comporte des limites évidentes.
Les résultats obtenus chez la souris ne se transposent pas automatiquement à notre espèce.
L’équipe de Yale prévoit donc de poursuivre ses investigations sur des tumeurs humaines, en affinant les paramètres d’exercice : type d’activité, intensité, durée, fréquence.
Ces travaux publiés dans PNAS pourraient également déboucher sur de nouvelles approches thérapeutiques.
Ces travaux publiés dans PNAS pourraient également déboucher sur de nouvelles approches thérapeutiques.
Comprendre précisément comment l’exercice module le métabolisme tumoral permettrait d’identifier des cibles médicamenteuses imitant ces effets bénéfiques, offrant une alternative aux patients incapables de pratiquer une activité physique intensive.
En attendant ces développements futurs, cette recherche renforce un message simple : bouger régulièrement ne se contente pas d’améliorer notre forme cardiovasculaire ou notre humeur.
En attendant ces développements futurs, cette recherche renforce un message simple : bouger régulièrement ne se contente pas d’améliorer notre forme cardiovasculaire ou notre humeur.
Cela reconfigure profondément notre biochimie interne, créant un environnement hostile aux cellules qui nous veulent du mal.
https://sciencepost.fr/il-existe-un-moyen-simple-daffamer-les-tumeurs-cancereuses-et-il-est-surement-a-votre-portee/
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