Même la Fosse des Mariannes située à -11.000m, l'endroit le plus Profond des Océans, subit la Pollutions par nos Déchets Plastiques qui contaminent toute la Chaîne Alimentaire !

À 11.000 mètres de profondeur, là où aucune lumière n’arrive, des scientifiques ont trouvé ce que personne n’aurait dû voir :
Un sac en plastique.
Des emballages de bonbons.
À presque 11.000 mètres sous la surface du Pacifique, là où la pression écrase l’équivalent de 1.086 fois l’atmosphère terrestre et où aucun rayon de lumière solaire ne parvient jamais.
C’est ce qu’a découvert Victor Vescovo en mai 2019, lors de la plongée la plus profonde jamais réalisée par un être humain.
La "Five Deeps Expedition", qui visait à explorer les points les plus profonds des océans, a atteint la fosse des Mariannes à environ 10.928 mètres de profondeur.
Elle y a découvert de nouvelles espèces, mais aussi des objets en plastique.
Décevant est un euphémisme.
À presque 11 000 mètres sous l’océan Pacifique, l’endroit le plus inaccessible de la Terre révèle des traces indélébiles de pollution humaine
Une étude choquante révèle que chaque créature capturée aux profondeurs extrêmes est contaminée par du plastique fragmenté
94% des déchets plastiques marins coulent au fond, créant des décharges invisibles que les campagnes de nettoyage de surface ignorent complètement
•• L’endroit le plus inaccessible de la Terre, déjà contaminé !
• La fosse des Mariannes est la fosse océanique la plus profonde connue à ce jour.
À presque 11 000 mètres sous l’océan Pacifique, l’endroit le plus inaccessible de la Terre révèle des traces indélébiles de pollution humaine
Une étude choquante révèle que chaque créature capturée aux profondeurs extrêmes est contaminée par du plastique fragmenté
94% des déchets plastiques marins coulent au fond, créant des décharges invisibles que les campagnes de nettoyage de surface ignorent complètement
•• L’endroit le plus inaccessible de la Terre, déjà contaminé !
• La fosse des Mariannes est la fosse océanique la plus profonde connue à ce jour.
C’est, en conséquence, l’endroit le plus profond de la croûte terrestre.
Pour mesurer à quel point ce lieu est hors de portée, une métaphore s’impose : comme le dit Alan Jamieson, professeur à l’université de Newcastle, "le mont Everest s’insérerait parfaitement [à l’envers] dans la fosse des Mariannes".
Le sommet le plus élevé du monde disparaîtrait entièrement sous les eaux, avec encore près d’un kilomètre d’eau au-dessus.
Sur le site de la fosse des Mariannes, l’explorateur Victor Vescovo a réalisé la plongée la plus profonde de l’histoire.
Sur le site de la fosse des Mariannes, l’explorateur Victor Vescovo a réalisé la plongée la plus profonde de l’histoire.
Il a malheureusement découvert l’empreinte humaine de la pollution avec la présence d’un sac plastique et d’emballages de bonbons à 10.927 mètres sous la surface du Pacifique.
Sur les images de l’expédition, on distingue sur le sol de l’océan Pacifique une forme triangulaire identifiée par l’équipe de recherches comme un sac plastique, ainsi que des emballages de bonbons et des pièces métalliques, dont l’une porte encore une inscription.
• Victor Vescovo a déclaré : "C’était très décevant de voir ces traces de contamination humaine dans le point le plus profond de l’océan."
• Victor Vescovo a déclaré : "C’était très décevant de voir ces traces de contamination humaine dans le point le plus profond de l’océan."
Cet investisseur texan et ancien officier de la Navy n’est pas du genre à l’hyperbole.
Mais face à ce spectacle, les mots trahissent.
On cherchait des espèces inconnues.
On a trouvé un sachet d’emballage.
100% des créatures prélevées contaminées aux microplastiques
La contamination visible n’est que la partie émergée du problème.
100% des créatures prélevées contaminées aux microplastiques
La contamination visible n’est que la partie émergée du problème.
Bien avant que Vescovo batte son record, des chercheurs de l’université de Newcastle avaient déjà semé l’alarme avec une découverte autrement plus inquiétante.
Les auteurs d’une étude parue dans la revue Royal Society Open Science ont disséqué 90 spécimens d’amphipodes Lysianassidés, sortes de minuscules crevettes, récoltés au fond de six des plus profondes fosses océaniques réparties autour de la Ceinture du Pacifique.
• Le résultat est stupéfiant.
• Le résultat est stupéfiant.
La contamination concerne tous les sites, avec un minimum de 50% des spécimens collectés à près de 7.000 mètres de profondeur dans la fosse des Nouvelles-Hébrides ayant ingéré du plastique, à 100% chez ceux capturés à près de 11.000 mètres dans la fosse des Mariannes, la plus profonde connue.
Alan Jamieson, chercheur en écologie marine à l’université de Newcastle, confie : « Une partie de moi s’attendait à trouver quelque chose, mais pas au point d’avoir 100% des individus du lieu le plus profond du monde ayant des fibres dans leurs entrailles. C’est énorme."
La pollution des profondeurs n’est d’ailleurs pas nouvelle : les premiers échantillons contaminés remontent à 2008. pendant que la question du plastique dans les océans entrait timidement dans les débats publics, les abysses étaient déjà touchés, silencieusement, depuis des années.
La pollution des profondeurs n’est d’ailleurs pas nouvelle : les premiers échantillons contaminés remontent à 2008. pendant que la question du plastique dans les océans entrait timidement dans les débats publics, les abysses étaient déjà touchés, silencieusement, depuis des années.
Le chercheur note le risque d’obstruction, comparant l’ingestion de microparticules à « avaler une corde de polypropylène de 2 mètres en espérant que ça n’ait pas d’impact sur la santé ».
•• Un problème qui dépasse la fosse des Mariannes !
Ce que Vescovo et les chercheurs de Newcastle ont documenté n’est pas un cas isolé.
Ce que Vescovo et les chercheurs de Newcastle ont documenté n’est pas un cas isolé.
Ce que nous voyons en surface ne représente que 1% de la réalité.
La grande majorité des plastiques, environ 94%, finit par perdre sa flottabilité et couler.
Ces déchets tapissent les fonds marins, créant des décharges sous-marines invisibles et quasi inaccessibles.
Des chercheurs australiens de la CSIRO ont estimé que les fonds marins de notre planète sont littéralement tapissés de 8 à 14 millions de tonnes de microplastiques.
En mars 2025, une équipe internationale a confirmé l’universalité du phénomène en Méditerranée.
En mars 2025, une équipe internationale a confirmé l’universalité du phénomène en Méditerranée.
Une plongée inédite dans la fosse du Calypso, au cœur de la mer Ionienne, a atteint le point le plus profond de la Méditerranée : 5.109 mètres, un endroit où l’on pourrait croire que l’activité humaine ne laisse presque aucune trace.
Pourtant, des centaines de déchets y ont été découverts.
Parmi eux, 148 ont été identifiés comme des déchets, dont près de 90% étaient du plastique : sacs, gobelets, canettes, emballages alimentaires.
Les océanographes et les écologistes estiment qu’environ 70% des déchets et débris marins coulent au fond de l’océan.
Les océanographes et les écologistes estiment qu’environ 70% des déchets et débris marins coulent au fond de l’océan.
Ce chiffre oblige à reconsidérer l’image familière du plastique flottant en surface.
Les campagnes de nettoyage des plages et les projets de collecte à la surface de l’eau n’interceptent qu’une infime fraction du problème réel.
Ce n’est pas une exagération : seulement 0,5% des déchets plastiques dérive à la surface de la mer.
La chaîne alimentaire, elle, ne connaît pas de frontières bathymétriques. Le plastique agit comme un cheval de Troie chimique.
La chaîne alimentaire, elle, ne connaît pas de frontières bathymétriques. Le plastique agit comme un cheval de Troie chimique.
En se fragmentant, il libère des additifs toxiques et adsorbe des polluants organiques persistants.
Ingérés par le zooplancton, ces poisons remontent la chaîne alimentaire jusqu’à nos assiettes.
Les amphipodes des abysses, premiers maillons de la chaîne alimentaire des grands fonds, transmettent aux prédateurs ce qu’ils ont absorbé.
Et ainsi de suite, jusqu’à nos poissons.
Vescovo espérait, en partageant ses images, mettre la pression sur les gouvernements pour qu’ils agissent.
Vescovo espérait, en partageant ses images, mettre la pression sur les gouvernements pour qu’ils agissent.
Avec cette triste découverte, il a voulu sensibiliser le plus grand nombre à la pollution marine et inciter les gouvernements à mieux appliquer les réglementations existantes ou à en adopter de nouvelles.
Cinq ans plus tard, les nouvelles expéditions continuent de documenter l’étendue des dégâts plutôt que leur recul.
Les abysses, pense-t-on, sont si loin qu’ils pourraient absorber nos erreurs.
Ces organismes survivent dans un environnement où la pression dépasse 1 tonne par centimètre carré.
La pression, oui. Le plastique, non.
Partagé par L'équipe Sciencepost le 8 juin 2026
Sources : atlantico.fr | franceinfo.fr
https://sciencepost.fr/a-11-000-metres-de-profondeur-la-ou-aucune-lumiere-n-arrive-des-scientifiques-ont-trouve-ce-que-personne-n-aurait-du-voir/
Partagé par L'équipe Sciencepost le 8 juin 2026
Sources : atlantico.fr | franceinfo.fr
https://sciencepost.fr/a-11-000-metres-de-profondeur-la-ou-aucune-lumiere-n-arrive-des-scientifiques-ont-trouve-ce-que-personne-n-aurait-du-voir/