mardi 15 septembre 2026

L'Importance du Soleil pour le Climat !

Selon le Dr Willie Soon : "La Variabilité Solaire ne se contente pas de contribuer au Changement Climatique ; elle le Structure Totalement !"


Le Dr Willie Soon est un astrophysicien et géoscientifique basé dans le Massachusetts, aux États-Unis. 
Il est co-auteur du livre "Canary in a Climate World: Climate Realism vs. The Net Zero Myth", paru en début d'année. 
Cet ouvrage remet en question les discours alarmistes sur le climat et les politiques de neutralité carbone, et présente les contributions de 38 experts issus de divers domaines, dont la physique, la climatologie, l'économie, le droit, la psychologie et la médecine. 
Voici quelques points saillants du chapitre 2. 

Ce qui suit est extrait du "Weekly Climate and Energy News Roundup #706" de Watts Up With That. 
Dans un article pour Climate Change Nexus, John Robson commence sa description du chapitre de l'astrophysicien Willie Soon, intitulé "Canary In a Climate World", en évoquant les tentatives de groupes extérieurs pour évincer Soon de l'Observatoire Harvard-Smithsonian. 
Or, Soon n'en fait pas mention dans son chapitre. 
Il préfère se concentrer sur ses travaux et la fondation du Centre de recherche environnementale et des sciences de la Terre ("CERES" ou "CERES-Science") avec feu Michael Connolly et Ronan Connolly. 
Soon écrit : 
Depuis plus de trente ans, mes recherches portent sur la physique solaire, l'irradiance solaire et les interactions Soleil-Terre. 
Ces travaux, menés en collaboration avec des collègues comme le Dr Michael Connolly et le Dr Ronan Connolly, démontrent que les variations du rayonnement solaire et de l'activité magnétique ne sont pas des effets marginaux. 
Elles constituent des facteurs fondamentaux de la variabilité du comate sur des échelles de temps allant de la décennie au siècle. 
Lorsque ces influences solaires sont correctement prises en compte, la prédominance attribuée au dioxyde de carbone devient beaucoup moins certaine.

Robson résume comme suit certains des biais que Soon identifie dans les ensembles de données sur la température de surface et leurs conséquences : 
Soon examine comment l'urbanisation fausse les données mondiales sur la température. 
On sait que les mesures recueillies dans les îlots de chaleur urbains sont biaisées et surestiment le réchauffement. 
Le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) tente de résoudre ce problème en combinant les données urbaines et rurales, puis affirme, sans preuve, que le biais résiduel dans la tendance au réchauffement est inférieur à 10%. 
Or, comme le souligne Soon, cette approche ne fait que propager le biais aux données rurales. 
Lorsque lui et ses co-auteurs ont constitué des ensembles de données exclusivement rurales – la méthode la plus évidente pour éliminer les distorsions urbaines –, environ 80% du réchauffement observé au cours du siècle dernier disparaît.

Soon aborde également la difficulté de reconstituer la variabilité solaire avant l'ère satellitaire. 
On trouve dans la littérature plus d'une vingtaine de reconstitutions de ce type, dont certaines suggèrent que le Soleil n'a aucune contribution au changement climatique, tandis que d'autres indiquent qu'il en explique la quasi-totalité. 
Avec ses collègues, il a compilé l'ensemble des estimations et documenté la manière dont le GIEC a restreint la liste des estimations citées à celles qui, bien entendu, ne démontrent aucune influence du Soleil sur le climat. 
Il aborde également la manière dont les biais dans la science du climat alimentent directement des politiques climatiques défaillantes. 
Et comment le lien avec la politique engendre des mécanismes de corruption auto-entretenus au sein de la science du climat. 
Et, à juste titre, il met en garde :
"Cela ne requiert aucune intention malveillante. 
Il suffit d'un comportement normal au sein de systèmes structurés. 
Les jeunes scientifiques apprennent rapidement quelles questions sont "sans risque" et lesquelles ne le sont pas. 
Des disciplines entières s'autocensurent, non par interdiction explicite, mais par souci de survie professionnelle… 
Il en résulte une forme de monoculture scientifique."

Ces observations ne sont pas simplement sensées. 
Elles sont le fruit d'une dure expérience, celle de quelqu'un qui a tout vécu de l'intérieur et qui a survécu pour en témoigner.#Canari dans un monde climatique : Willie Soon, Climate Discussion Nexus, 9 septembre 2026 
Le Dr Soon est directeur du SEPP (Science and Environmental Policy Project) et lauréat du prix commémoratif Frederick Seitz. Dans son chapitre, Soon affirme [mise en gras ajoutée] : 
•• La détection n'implique pas l'attribution. 
Le GIEC fait la distinction entre la détection du changement climatique et l'attribution de ses causes. 
Même si un réchauffement est détecté, son attribution nécessite l'identification correcte des mécanismes à l'origine de ce changement. 
Ici, le GIEC accorde une importance démesurée aux gaz à effet de serre d'origine anthropique, tout en minimisant les forçages naturels tels que la variabilité solaire et l'activité volcanique. 
Ce déséquilibre n'est pas corroboré par la littérature scientifique dans son ensemble. 
Le dioxyde de carbone pourrait expliquer une partie du réchauffement observé depuis environ 1970, mais il n'explique pas les variations climatiques antérieures. 
La variabilité solaire, en revanche, est corrélée aux variations de température sur plusieurs siècles. 

Soon aborde la variabilité solaire et le climat au fil du temps, puis poursuit comme suit [mise en évidence ajoutée] : 
•• Le rôle du soleil : réduit par conception ! 
Il existe au moins 27 reconstitutions publiées de l'irradiance solaire totale, représentant différentes interprétations de l'évolution du rayonnement solaire au fil du temps. 
Certaines montrent des variations relativement modestes ; d'autres indiquent une variabilité beaucoup plus importante, susceptible d'influencer le climat terrestre. 
Les précédents rapports du GIEC faisaient référence à de multiples reconstructions solaires. 
Dans son sixième rapport d'évaluation, publié en 2021, le GIEC s'est appuyé sur un modèle solaire unique à faible variabilité, malgré l'absence d'avancées décisives en physique solaire susceptibles d'invalider les autres. 
Ce rétrécissement du champ des estimations acceptables ne résulte pas de nouvelles données, mais d'une exclusion sélective. 
Même les mesures d'irradiance solaire effectuées par satellite ne sont pas exemptes d'incertitudes. 
Différents instruments et méthodes d'étalonnage produisent des valeurs de référence absolues différentes, et le processus de combinaison de plusieurs enregistrements satellitaires nécessite des hypothèses qui influent directement sur les tendances à long terme. 
Ces incertitudes sont souvent d'une ampleur comparable au forçage radiatif supplémentaire attribué à l'augmentation du dioxyde de carbone, et pourtant, elles sont rarement mentionnées dans les affirmations publiques concernant l'attribution de ces phénomènes. 
En choisissant une reconstruction solaire qui minimise la variabilité, le GIEC s'assure que la contribution du Soleil semble négligeable , un résultat obtenu par des procédures sélectives et biaisées plutôt que par la physique. 

•• Ce que révèlent les études d'attribution complètes !  
Dans une importante étude collaborative impliquant des chercheurs de 18 pays, nous avons examiné de multiples ensembles de données de température en tenant compte des facteurs de forçage anthropiques et naturels. 
L'intégration de reconstructions solaires plus complètes montre que la variabilité naturelle explique une part substantielle des changements climatiques observés. 
L'affirmation selon laquelle les facteurs climatiques naturels ont été écartés est donc intenable. 
La variabilité solaire ne se contente pas de "contribuer" au changement climatique ; elle le structure. 
Ignorer ce fait fausse l’attribution et conduit à des conclusions erronées. 
Il aborde ensuite les conséquences politiques d'une science incomplète et explique pourquoi le discours dominant sur le climat s'est figé. 
Sa conclusion est la suivante : [Mise en gras dans le texte ajoutée]

•• Conclusion : 
La climatologie doit reposer sur l'observation, la physique et une représentation complète de la variabilité naturelle. 
Lorsque les effets d'îlot de chaleur urbain sont correctement pris en compte et que la variabilité solaire est fidèlement intégrée, le discours faisant du dioxyde de carbone le principal facteur du changement climatique perd considérablement de son importance. 
Le Soleil a façonné le climat terrestre pendant des milliards d'années. Supposer qu'il est soudainement devenu insignifiant n'est pas scientifique ; c'est de la pure spéculation ou une hypothèse invalidée. 
Si la variabilité naturelle joue un rôle important, comme le suggèrent les données, les politiques axées exclusivement sur le dioxyde de carbone ont peu de chances d'atteindre les objectifs escomptés. 
Plus important encore, un système scientifique qui décourage de poser des questions fondamentales sur la qualité des données, l'intégrité des mesures et les facteurs naturels risque de perdre toute confiance du public. 
Le progrès scientifique repose sur la volonté de remettre en question les hypothèses fondamentales, de suivre les preuves où qu’elles mènent et de tolérer la dissidence – surtout lorsque la science est utilisée pour justifier des changements sociétaux profonds.

Pour accéder aux commentaires de Robson, voir "Remettre en question l'orthodoxie" ; pour le site web de CERES-Science, voir ICI, et plus particulièrement le lien vers les publications. 
L'élément n° 16 [dans la section "Publications" de CERES] renvoie à l'article "Détection et attribution du réchauffement de la surface terrestre de l'hémisphère Nord (1850-2018) en fonction des facteurs humains et naturels : les défis posés par l'insuffisance des données", publié dans Climate le 28 août 2023, et l'élément n° 17 renvoie à l'article "Difficultés liées à la détection et à l'attribution des tendances de la température de surface de l'hémisphère Nord depuis 1850", publié dans Research in Astronomy and Astrophysics le 27 septembre 2023.

[Vous pouvez lire le résumé hebdomadaire complet de Watts Up With That, qui couvre d'autres sujets en plus de celui ci-dessus, ICI.

Partagé par Rhoda Wilson 14 septembre 2026