Les Français sont de plus en plus Contaminés par le Cadmium, un Métal Cancérogène présent dans les Sols et l'Alimentation, par les Engrais Phosphatés !
"Près de la moitié de la population adulte dépasse les valeurs toxicologiques de référence pour le Cadmium !", selon l'Anses.
Dans un rapport, l'agence sanitaire appelle à des actions urgentes pour réduire cette surexposition, notamment en limitant le recours aux engrais agricoles.
La situation est jugée "préoccupante". L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) alerte mercredi 25 mars sur une "imprégnation forte et croissante" de la population française en cadmium, un métal lourd présent dans les sols, qui contamine l'organisme principalement à travers l'alimentation.
Cette "surexposition", souvent supérieure aux seuils de dangerosité, nécessite d'"agir rapidement et avec détermination" pour en limiter les "effets néfastes" sur la santé humaine, plaide l'Anses dans un rapport.
Fruit d'une expertise de deux ans, le document dévoile "pour la première fois" l'ampleur et la nature de l'exposition des Français au cadmium, selon sa coordinatrice, Géraldine Carne.
Fruit d'une expertise de deux ans, le document dévoile "pour la première fois" l'ampleur et la nature de l'exposition des Français au cadmium, selon sa coordinatrice, Géraldine Carne.
"Près de la moitié de la population adulte (47,6%) dépasse les valeurs toxicologiques de référence", a exposé la toxicologue devant la presse, en rappelant de précédentes alertes émises par l'agence depuis 2011.
Le cadmium est un contaminant reconnu comme "cancérogène", "mutagène" et générateur de troubles de la reproduction et du neurodéveloppement, souligne l'Anses.
Le cadmium est un contaminant reconnu comme "cancérogène", "mutagène" et générateur de troubles de la reproduction et du neurodéveloppement, souligne l'Anses.
Or, faute d'être bien éliminé par l'organisme, il s'accumule dans le corps.
"Cet élément toxique est largement distribué dans les organes", d'où des effets touchant les os, les reins, le système cardiovasculaire, le pancréas, la vessie, la prostate ou les seins, insiste Géraldine Carne.
Près d'un quart des cas d'ostéoporose seraient ainsi attribuables au cadmium.
•• Des pratiques agricoles à modifier !
Les études menées au fil des décennies révèlent des taux en augmentation au sein de la population, avec une situation particulièrement critique en France.
"Les niveaux français sont jusqu'à trois ou quatre fois supérieurs à ceux d'autres pays comme la Belgique, l'Angleterre ou l'Italie."
•• Géraldine Carne, toxicologue à franceinfo :
Pour la spécialiste, de tels écarts pourraient provenir d'"une utilisation plus importante de certains intrants agricoles" et d'une plus forte "consommation de produits céréaliers, plus contaminés".
L'alimentation explique "jusqu'à 98% de l'imprégnation au cadmium" de la population, avec une exception pour les fumeurs, confrontés à une double exposition liée au tabac, selon l'Anses.
Pour la spécialiste, de tels écarts pourraient provenir d'"une utilisation plus importante de certains intrants agricoles" et d'une plus forte "consommation de produits céréaliers, plus contaminés".
L'alimentation explique "jusqu'à 98% de l'imprégnation au cadmium" de la population, avec une exception pour les fumeurs, confrontés à une double exposition liée au tabac, selon l'Anses.
Dans nos assiettes, la contamination provient majoritairement des produits céréaliers (pain, pâtes, biscuits...), des pommes de terre et des légumes, soit autant d'éléments qui constituent la base de nos menus et dont il est difficile de se passer.
Pour réduire la contamination des aliments, l'agence appelle en priorité à cibler les sols et les pratiques agricoles.
Pour réduire la contamination des aliments, l'agence appelle en priorité à cibler les sols et les pratiques agricoles.
Elle recommande d'abaisser en urgence les valeurs limites en cadmium autorisées dans les matières fertilisantes, avec "un engagement de l'ensemble des acteurs" de la filière, "et pas uniquement des agriculteurs".
Elle plaide aussi pour mettre fin à "la dépendance aux engrais minéraux phosphatés", notamment en exploitant davantage le phosphore déjà contenu dans le sol et en recourant à des variétés agricoles "moins accumulatrices de cadmium".
Quant aux aliments en rayon, notamment importés, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation dénonce des teneurs maximales réglementaires "pas suffisamment protectrices pour la santé du consommateur".
Quant aux aliments en rayon, notamment importés, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation dénonce des teneurs maximales réglementaires "pas suffisamment protectrices pour la santé du consommateur".
Dès lors, il convient de "réviser à la baisse" les seuils pour les produits les plus consommés et les plus contributeurs à la contamination humaine. Des "mesures renforcées" de contrôle et de surveillance de la chaîne alimentaire sont aussi réclamées.
•• Moins de céréales, plus de légumineuses !
Face à cette problématique de santé publique, quels leviers d'action pour les consommateurs ?
Face à cette problématique de santé publique, quels leviers d'action pour les consommateurs ?
Ils sont minces, au point qu'il n'est "pas pertinent de formuler des recommandations en termes de choix individuels", estime le rapport.
A défaut de pouvoir faire une croix sur toute alimentation venant du sol, l'Anses suggère une "réduction de la consommation de denrées à base de blé" à "faible intérêt nutritionnel", comme les céréales du petit-déjeuner, les gâteaux ou les biscuits sucrés et salés.
Le chocolat, souvent pointé du doigt car "plus contaminé" que d'autres aliments, n'est présenté que comme "un contributeur mineur" à notre imprégnation en cadmium et ne fait l'objet d'aucune recommandation spécifique.
En alternative des pâtes ou des pommes de terre, l'Anses encourage un "rééquilibrage" en faveur des légumineuses (lentilles, pois chiches, etc.), "dix fois moins contaminées que les céréales" et reconnues pour leurs bienfaits nutritionnels.
En alternative des pâtes ou des pommes de terre, l'Anses encourage un "rééquilibrage" en faveur des légumineuses (lentilles, pois chiches, etc.), "dix fois moins contaminées que les céréales" et reconnues pour leurs bienfaits nutritionnels.
En revanche, l'agence s'abstient de toute orientation vers les produits issus de l'agriculture biologique, faute de résultats significatifs et convergents lors des tests menés.
La filière bio est "potentiellement tout aussi impactée que l'agriculture conventionnelle", du fait du recours autorisé à certains engrais contenant du cadmium, prévient l'Anses.
https://www.franceinfo.fr/sante/alimentation/les-francais-sont-de-plus-en-plus-contamines-par-le-cadmium-un-metal-cancerogene-present-dans-les-sols-et-l-alimentation_7891091.html
https://www.franceinfo.fr/sante/alimentation/les-francais-sont-de-plus-en-plus-contamines-par-le-cadmium-un-metal-cancerogene-present-dans-les-sols-et-l-alimentation_7891091.html

