jeudi 12 février 2026

Bill Gates et les Moustiques OGM !

Bill Gates nie toute Responsabilité dans les Moustiques Génétiquement Modifiés en Afrique, mais c'est lui qui Finance les Études au Travers de Plusieurs Structures ! 


Bill Gates est considéré par beaucoup comme un bienfaiteur mondial. 
Grâce aux milliards de dollars de sa fondation, il lutte contre les maladies, promeut les programmes de vaccination et encourage les technologies innovantes. 
Mais plus l'influence de ses projets grandit, plus le scepticisme s'accroît. 
Le débat autour des moustiques génétiquement modifiés est particulièrement controversé – un sujet qui a récemment refait surface au Kenya. 
Tout a commencé par une accusation circulant sur les réseaux sociaux et dans les milieux politiques : la Fondation Gates serait à l’origine du lâcher de moustiques génétiquement modifiés au Kenya. 
L’Agence de Presse Kényane Citizen Digital a relayé l’information et cité le démenti catégorique de la Fondation. 
Celle-ci a affirmé n’avoir relâché aucun moustique de ce type au Kenya et n’y mener aucun programme de ce genre. 
Elle travaille exclusivement avec des partenaires locaux, sous supervision et dans le respect du cadre réglementaire. 
Formellement, cette réponse est peut-être correcte. 
Mais elle ne résout pas le problème fondamental de la confiance. 
Des moustiques génétiquement modifiés ont effectivement été disséminés dans le monde entier ces dernières années, notamment au Brésil, aux îles Caïmans et dans certaines régions des États-Unis. 
L'objectif était de freiner la propagation de maladies comme la Dengue et le virus Zika. 
Ces projets ont été mis en œuvre par des entreprises de biotechnologie, dont certaines ont bénéficié de financements de la Fondation Gates ou ont œuvré dans le cadre de programmes de santé mondiale.

Pour beaucoup, c'est crucial : même si la Fondation ne procède pas elle-même au lâcher de moustiques, son financement permet des recherches et des programmes qui constituent de véritables interventions sur les écosystèmes. 
Cela crée une tension entre progrès technologique et contrôle démocratique. 
Lorsqu'une Fondation privée dotée d'un capital considérable influence significativement les stratégies biotechnologiques dans différents pays, la question du pouvoir et de la responsabilité se pose. 
À cela s'ajoute la critique fondamentale du modèle des grandes Fondations philanthropiques. 
Bill Gates ne prend pas ses décisions en tant qu'élu, mais en tant que milliardaire disposant d'un réseau mondial. 
Pourtant, ses choix de financement influencent les priorités en matière de politique de santé internationale. 
Pour ses partisans, il s'agit d'une solution pragmatique aux problèmes. Pour ses détracteurs, c'est un transfert du pouvoir de décision des institutions publiques vers les acteurs privés.

Le rapport de Citizen Digital illustre la rapidité avec laquelle de tels projets peuvent engendrer la méfiance. 
Même un refus officiel ne suffit pas à dissiper les doutes. 
Dans un monde où les interventions technologiques empiètent de plus en plus sur la nature et la société, beaucoup estiment qu'il ne suffit plus de se contenter d'invoquer de bonnes intentions. 
Le véritable débat porte donc moins sur des projets individuels de lutte contre les moustiques que sur un principe plus large : quelle influence un seul milliardaire devrait-il avoir sur les stratégies de santé mondiale ? 
Et dans quelle mesure ces processus sont-ils transparents, contrôlables et démocratiquement légitimes ? 
Bill Gates se perçoit peut-être comme un résolveur de problèmes. 
Mais quiconque mobilise des milliards et finance des innovations ayant de réels impacts environnementaux et sociaux doit être prêt à répondre à des questions cruciales. 
La confiance ne repose pas sur la richesse, mais sur la transparence des décisions, l'ouverture des structures et une véritable responsabilité publique.

https://uncutnews.ch/genetische-muecken-in-afrika-gates-weist-jede-verantwortung-zurueck-doch-das-vertrauen-in-den-selbsternannten-philanthropen-broeckelt/